Il y a la Violence avec un grand V, celle des faits divers, des bulletins de nouvelles, celle du sang et des bleus, et il y a l’autre, la violence psychologique. Celle que nous portons en nous, dont nous sommes tous, à l’occasion, propagateurs. Mais lorsqu’elle s’érige en système ou en mode de vie, alors, rien ne va plus.
La violence psychologique est invisible à l’œil nu, on n’en parle pas, mais elle sape la confiance en soi, mine toute joie de vivre, et, subie à répétitions fréquentes, peut causer des états dépressifs profonds, voire suicidaires.
Qu’elle se manifeste sous forme de harcèlement, au travail ou à la maison, de mensonges chroniques, d’intimidation, de négligence, elle implique toujours un oppresseur qui, par des moyens souvent d’une redoutable subtilité, met au point une stratégie de dévalorisation de sa victime, afin de mieux la dominer.
Ce sont ces stratégies, ces armes de destruction psychologique massive, que dissèque Chroniques de la violence ordinaire, tout comme les comportements de la victime, engluée dans une toile d’araignée dont elle ne peut sortir. Chaque émission traite d’une forme de violence psychologique en particulier, dans toutes ses dimensions et manifestations.
Les demi-heures incorporent trois éléments permettant une approche à la fois claire et rigoureuse. L’émission s’amorce sur un élément de témoignage-choc, issu de la victime, d’un témoin, d’un spécialiste ou, parfois, de l’agresseur, qui plonge le téléspectateur au cœur de la forme de violence abordée. Des spécialistes de sphères connexes — psychologues, travailleurs sociaux, psychiatres — cernent (ou :
définissent) ensuite la problématique, en démontent les rouages et en dévoilent les ramifications.
De plus, tout au cours de la demi-heure, s’intègre une dramatique, illustrant la progression de la violence, l’évolution des techniques utilisées par l’oppresseur, de la culpabilisation à l’intimidation, en passant par la duperie et la dévalorisation. Plusieurs têtes d’affiche, dont Gilles Pelletier, Emmanuel Bilodeau, Diane Lavallée, et Frédérick de Grandpré ont tenu exceptionnellement à faire partie de l’émission.
Chroniques de la violence ordinaire, une arme pacificatrice, un outil précieux pour éradiquer la violence au quotidien! Le Centre jeunesse de Montréal-Institut universitaire a participé étroitement à l’élaboration du projet. |